La consommation d’énergie

Energie

L’énergie est une composante indispensable pour l’industrie chimique. Les équipements et les réactions chimiques ont d’importants besoins en chaleur et électricité. Gaz naturel et produits pétroliers sont également utilisés comme matières premières du secteur.

Une filière intensive en énergie

L’industrie chimique en France est le premier secteur industriel consommateur d’énergie en France avec près de 24 % des consommations énergétiques de l’industrie. Ce chiffre va jusqu’à 40 % pour le gaz naturel. Le coût de l’énergie représente en moyenne pour l’amont de la filière (chimie minérale et organique) entre 15 % et 20 % de ses prix de revient.

La consommation d’hydrocarbures est particulièrement importante pour la chimie puisque le besoin d’hydrocarbures va bien au-delà de la simple source de chaleur. Une large partie est utilisée comme matière première, par exemple :

  • la filière de l’azote (ammoniac, acide nitrique, engrais azotés) a besoin de gaz naturel comme matière première,
  • les filières éthylène, propylène, styrène, matières plastiques utilisent de grandes quantités de naphta,
  • la production de noir de carbone (utilisé par exemple pour les pneus de voiture) utilise du fioul lourd.

 

L’utilisation faite des molécules carbonées n’est pas une simple combustion. Ces produits ont une durée de vie, qui peut être allongée par recyclage, avant d’être valorisés énergétiquement. Ils apportent à notre société beaucoup plus de bienfaits par molécule que sa combustion immédiate. 

La compétitivité de la chimie de base liée aux prix de l’énergie

L’amont de la filière chimie (chimie de base) requiert de grandes quantités d’énergie comme intrant majeur des réactions chimiques. Elle nécessite le plus souvent de la chaleur (produite le plus souvent par combustion de gaz naturel) et/ou de l’électricité (pour la chimie électrolytique notamment) en grande quantité pour les besoins de ses procédés.

Pour les industriels qui utilisent l’énergie comme matière première, la compétitivité de l’accès à l’énergie est cruciale. Selon le produit de base considéré, la facture énergétique comparée à la valeur ajoutée du produit représente parfois 30% et jusqu’à 80% de celle-ci.

Sources : INSEE, CGDD, données 2011

Un impact grandissant sur les prix de l’énergie

La stratégie d’approvisionnement en énergie est donc directement concernée par les profondes mutations de ces dernières années. L’impact cumulatif est difficile à appréhender car il est spécifique à chaque secteur. Cependant, il faut noter que :

  • la CSPE (Contribution au Service Public de l’électricité), qui couvre différents mécanismes de rachat d’électricité, dont le solaire et l’éolien, a été multipliée par 3 en 3 ans ;
  • de nouvelles taxes sur l’énergie (CTA, TICFE), sans objectif environnemental direct, ont été créées ces dernières années ;
  • les coûts de transport de l’énergie augmentent pour couvrir les problèmes de réseau : intermittence du renouvelable et défaut d’approvisionnement en GNL (Gaz Naturel Liquéfié);
  • les volumes d'allocations de quotas carbone ont vu leur garantie de visibilité fortement se dégrader ;
  • les contraintes sur les émissions sont de plus en plus fortes (directive IED qui nécessite des investissements sur les installations de combustion.

L’UIC exprime ses craintes quant à la dégradation de la compétitivité de l’accès à l’énergie, notamment en se comparant avec ses principaux compétiteurs :

  • Grâce à des mécanismes efficaces de soutien aux industriels électro-intensifs, l’Allemagne leur propose son électricité 20% moins cher qu’en France (dans le cas général) ;
  • L’accès au gaz de schiste abondant aux Etats-Unis a permis la négociation de prix d’accès au gaz à long terme très avantageux : de 3 à 4 fois moins cher qu’en France.

 

Padlock

Soutien actif aux industriels gazo-intensifs

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