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Mise en œuvre du plan d’actions pour le développement du fret fluvial

26/09/2016 - Infrastructures & transports

En octobre 2015, le Secrétaire d’état chargé des transports, de la mer et de la pêche, Alain Vidalies, avait validé la démarche d’un plan d’action pour le développement du fret fluvial. Ce plan est désormais officiellement publié.

Ce plan d’action pour le développement du fret fluvial, est organisé autour de deux grandes thématiques structurantes : d’une part, la compétitivité, l’innovation et la sécurité et, d’autre part, le développement commercial.
L’UIC a participé à plusieurs groupes de travail, dont celui sur le développement commercial et l’accès aux filières industrielles.

Ce plan se compose de trois axes :

Le premier axe vise à accroître le niveau de performance environnementale et économique de l’offre fluviale, en développant l’innovation.
Le règlement européen sur les émissions polluantes des moteurs des engins mobiles non routiers (EMNR), publié en septembre 2016 vise à réduire les émissions de particules polluantes (monoxyde de carbone, oxydes d’azote, hydrocarbures, particules fines) des moteurs d’engins mobiles non routiers. Les moteurs de bateaux fluviaux entrent dans le champ de ce règlement, sachant qu’une part importante des moteurs équipant la flotte française est ancienne (30 à 50 ans), avec des émissions supérieures aux nouvelles normes.
 
Cet axe sera mis en œuvre en 2017 pour une application du nouveau règlement à partir de 2018 par les mesures suivantes :

  • obtenir la reconnaissance automatique des moteurs routiers Euro VI pour une utilisation sur des bateaux fluviaux (acte délégué du règlement en cours de préparation) ;
  • réaliser des essais de maritimisation de moteurs Euro VI sur des unités fluviales ;
  • obtenir un cofinancement européen pour le soutien à l’innovation et à l’investissement dans des moteurs de bateaux aux normes EMNR ;
  • mettre en place une cellule nationale de suivi de la mise en œuvre d’EMNR pour les moteurs de bateaux fluviaux associant les professionnels.

  
Deuxième axe : investir dans l’entretien, la modernisation et le développement du réseau fluvial afin de disposer d’une infrastructure plus sûre et performante : nouveau projet stratégique de VNF 2015-2020, développement de services aux usagers, renforcement de la gouvernance des ports fluviaux autour des collectivités territoriales, de VNF et des acteurs économiques, etc.
 
Troisième axe : se préparer aux opportunités des nouveaux marchés émergents : adaptation des schémas logistiques, mise en place d’un plan d’aide au report modal (2018-2022), développement des grands bassins fluviaux, etc.

Sur ce point, l’UIC a pu présenter les conclusions de l’étude menée en 2014-2015 sur le transport fluvial de produits chimiques sur les bassins Seine et Nord Pas-de-Calais.

Parmi les conclusions, il y a la création d’un outil d’aide à la « fluvialisation » des flux de produits chimiques et d’engrais, qui a été brillamment testé par des chargeurs de la chimie au moment de l’étude, et qui sera mis à disposition de tous les acteurs de la filière avant la fin 2016.

Le  document de restitution de la conférence reprend (page 59) une fiche action à propos de cet outil, dans l’idée de pouvoir le proposer à toutes les filières industrielles en 2017.

A l’issue de la conférence ministérielle, M. Vidalies a annoncé la création d’un comité de suivi chargé de concrétiser les actions proposées.

Bien entendu, l’UIC participera à ce comité. Par ailleurs, l’UIC envisage fortement d’engager une étude sur le transport fluvial de produits chimiques et d’engrais sur les bassins du Rhône et de la Saône.

Des contacts constructifs ont été pris avec l’ADEME, MEDLINK PORTS et VNF à ce sujet. Ce projet entre dans le cadre de l’accord de partenariat UIC-ADEME et de l’initiative FRET21 en faveur du transport durable.

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