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Sécurité industrielle

Santé, sécurité, environnement

Les industries chimiques mettent en œuvre toutes les procédures possibles – analyse des risques, formations, implication des sous-traitants – pour assurer la sécurité de leurs installations. Elles s’emploient, en communiquant sur le moindre incident, à restaurer la confiance avec le public.

En matière d’étude de risque, la méthode consiste à explorer plusieurs scénarios d’incidents envisageables en étudiant à la fois leur gravité et leur probabilité d’occurrence. Elle se base sur les moyens de prévention et de protection mis en place et les probabilités de défaillance associées. Cette méthode tient compte également des conditions locales de météorologie, de topographie, de répartition de l’habitat et des activités avoisinantes. Il en résulte une étude de dangers structurée que l’industriel doit fournir à la préfecture. L’industriel y démontre qu’il maîtrise les risques de ses installations et que ceux-ci ont été réduits à la source. Aucune modification importante de procédé dans une installation classée n’est autorisée tant que le dossier d’autorisation associé n’a pas été approuvé par la préfecture.

 

Impliquer les sous-traitants

Mais étudier les risques à l’intérieur de son entreprise n’est pas tout. Encore faut-il intégrer à la démarche les sous-traitants, nombreux sur les sites industriels. Sur ce point, l’UIC et le réseau d’associations « Mase » (manuel d’amélioration sécurité des entreprises), ont établi un système commun Mase-UIC d’habilitation des entreprises extérieures. Il s’agit d’un  système de certification qui valide le système organisationnel des entreprises extérieures intervenantes en matière de prévention des risques et de gestion de la sécurité. Un organisme d’audit extérieur étudie le système de gestion de la sécurité mis en place par le sous-traitant : sa politique HSE (hygiène, sécurité, environnement), la compétence et la formation de ses salariés…

  

Former les salariés et prévenir les risques

La formation des intervenants représente en effet un élément clé de la sécurité industrielle. Qu’ils soient salariés de l’entreprise ou d’une entreprise extérieure, les personnels sont placés à des postes plus ou moins sensibles. Chaque poste fait l’objet d’une évaluation des risques qui conduit à la mise en place de consignes de sécurité, d’équipements de protection collective et individuelle, et à la formation du personnel. Ces éléments figurent dans le Document Unique d’évaluation des risques professionnels, tenu à la disposition des salariés, du médecin du travail, et de l’administration. Cette rigueur garantit que chaque salarié a suivi la formation adaptée au poste qu’il occupe, tant sur les précautions à prendre pour sa protection personnelle et celle de l’entreprise que sur les conduites à tenir en cas d’anomalie ou d’incident.

 

Restaurer la confiance

Aujourd’hui, les industries chimiques sont tenues de communiquer les incidents importants survenus dans les entreprises. Mais les incidents mineurs de type odeur, bruit, rejet d’air ou d’eau, torchère, feu, etc. ne font pas l’objet d’une communication obligatoire. Ceux-ci sont pourtant perçus par le public, par les riverains et l’absence d’information laisse le champ libre aux rumeurs, au doute, à la méfiance. 

C’est pourquoi l’Union des Industries Chimiques (UIC) a pris l’initiative, avec le Barpi (Bureau d’Analyse des Risques et des Pollutions Industrielles du Ministère de l’Écologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire), l’Union Française des Industries Pétrolières (UFIP) et le Groupe d’Etude de Sécurité des Industries Pétrolières et Chimiques (GESIP) de lancer une démarche dite de « communication à chaud » en cas d’incident. Tout événement susceptible de faire l’objet d’une interrogation du public doit ainsi conduire à l’envoi d’un communiqué de presse.

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