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Chimie en bref

Communiqué de presse

Bilan 2016 : la Chimie, un atout pour la France

20/03/2017 - Economie et statistiques

« La Chimie est un atout pour la France. C’est un secteur industriel en croissance, porteur d’emplois et d’innovations source de progrès. Pour exploiter pleinement son potentiel, l’industrie doit pouvoir consacrer une part plus importante de ses ressources à l’investissement productif. Privilégier les initiatives réglementaires au niveau européen, renforcer l’attractivité des plateformes et accompagner la création de nouvelles filières font partie des leviers à actionner pour que la Chimie et l’Industrie en France profitent de la dynamique favorable du marché mondial.» Pascal Juéry, Président de l’UIC

La Chimie garde le cap de la croissance 
En 2016, l’industrie de la Chimie en France a enregistré une croissance de 2 % en volume, surpassant l’évolution moyenne de l’industrie manufacturière (+ 0,5 %) et retrouvant des niveaux de production supérieurs à ceux d’avant-crise. La Chimie de spécialités et les savons, parfums ont été les moteurs de cette croissance.
La Chimie est cette année encore un des principaux contributeurs de la balance commerciale de la France, enregistrant un solde des échanges de 7,4 milliards d’euros, soit le troisième excédent de l’industrie manufacturière après l’industrie aéronautique et la fabrication de médicaments.
Ce contexte favorable a permis au secteur de maintenir des dépenses soutenues de R&D à 1,8 Mrd€ (10 % de la valeur ajoutée) et de confirmer le redémarrage des dépenses d’investissement à 3,3 milliards d’euros (18 % de la valeur ajoutée).
Dans une économie mieux orientée en 2017, la chimie en France devrait continuer de croître tout en suivant un rythme plus modéré (+1,6 %), compte tenu des incertitudes politiques en Europe et de la hausse possible des cours des matières premières et des taux d’intérêt. La demande extérieure devrait toutefois être porteuse avec un taux de change de l’euro/$ favorable.

Une industrie responsable qui tient ses engagements
L’année 2016 a également été l’occasion pour le secteur de la Chimie de tenir les engagements pris dans le cadre de l’Accord emploi, soit 47 000 embauches entre 2015 et 2017 et l’accueil de 5000 alternants par an.
Les efforts de réduction de l’empreinte environnementale se sont poursuivis : diminution significative des rejets dans l’eau et dans l’air depuis 2005, baisse de 57 % des émissions des gaz à effet de serre depuis 1990 et poursuite des efforts d’amélioration de l’efficacité énergétique.

Une dynamique à enclencher pour accélérer la croissance.
Pour profiter de l’essor du marché mondial, la Chimie en France doit pouvoir augmenter la part d’investissement productif, poursuivre sa montée en gamme et sa stratégie de différenciation. Il faut notamment :

  • Viser une réglementation simplifiée et proportionnée par rapport aux enjeux. Dans un contexte européen d’encadrement réglementaire exigeant qui devrait s’appliquer uniformément, le coût de mise en conformité d’une installation en France est 25 % plus élevé qu’en Allemagne. Il faut privilégier le niveau européen pour éviter toute distorsion de concurrence qui nuit fortement à l'attractivité de notre territoire sans bénéfice évident.
  • Renforcer l’attractivité des plateformes, par la création d’un statut incitatif (dossier d’exploitation aux bornes de la plateforme, régime d’énergie-intensif, fiscalité adaptée) et par des aides bonifiées pour les entreprises innovantes.  Au total, un gain potentiel de 10 % de valeur ajoutée serait ainsi accessible pour les entreprises qui lanceraient de nouveaux investissements.
  • Accompagner la Chimie dans ses innovations : au-delà de la préservation du CIR dont les effets bénéfiques ont été perçus, le soutien public doit être étendu à l’industrialisation de nouvelles filières (polymères très hautes températures, nouvelles générations de composites, additifs, chimie du végétal, chimie du recyclage…) ou l’accompagnement des PME dans la transition numérique.

La mise en œuvre des sept leviers, portés auprès des candidats à l’élection présidentielle, permettrait à la filière d’augmenter sa valeur ajoutée à hauteur de 2,5% par an d’ici à 2030, conduisant à la création d’emplois dans la filière, tout en apportant de nouvelles solutions pour une société durable.

Annexe :

Evolution annuelle en volume, indices base 100 en 2010 2015 2016 2017
Industrie chimique 1,6% 2% 1,6%
Chimie minérale -2,4% -1,4% 0%
Chimie organique -2,7% 0,8% 1%
Spécialités chimiques 12,2% 5,4% 2,5%
Savons, parfums, produits d'entretien -0,4% 2,5% 2,5%
Industrie chimique européenne 1% 0,4% 0,5%

Sources : UIC, Cefic

Sur le marché intérieur, la chimie a profité de la progression de l’industrie automobile et de l’amélioration du marché de la construction. La résilience de la consommation des ménages a également bénéficié aux produits de consommation de la chimie. Une meilleure conjoncture internationale et la dépréciation de l’euro ont aussi contribué à la hausse de l’activité à l’export.

Pour la deuxième année consécutive, les spécialités chimiques ont enregistré une croissance significative (+5,4 %). Hormis les produits phytopharmaceutiques impactés par la mauvaise conjoncture agricole en 2016, toutes les composantes ont affiché de bons développements grâce aux débouchés dans l’industrie et la construction et à la consommation privée.

L’activité des savons, parfums et produits d’entretien s’est redressée en 2016 (+2,5 %) grâce à la performance des parfums et produits cosmétiques (+3,1 %).

Le nouveau recul de la chimie minérale (-1,4 %) est principalement dû à la baisse des volumes des engrais et produits azotés.

La croissance de la chimie organique est restée faible (+0,8 %). Elle a été marquée par l’impact des grèves dans les raffineries (-11 % au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent) qui n’a pu être qu’en partie rattrapé lors des deux trimestres suivants.

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