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Nouvel accord mondial pour le climat

18/01/2016 - Changement climatique

L’UIC était présente avec le statut d’observateur lors des phases de négociation et a suivi le processus qui a mené à l’ « Accord de Paris ». Elle a été témoin des prises de décisions concernant les applications concrètes de la limitation à moins de 2°C du réchauffement mondial à 2100.

Une mobilisation globale

Cette « COP » (Conference Of the Parties), très spéciale, a été non seulement un lieu d’échanges entre les différents Etats, mais aussi entre entreprises et scientifiques.

Les entreprises ont prouvé leur investissement dans la lutte contre le changement climatique et ont réclamé un prix mondial du carbone. Les représentants de la finance ont quant à eux confirmé leur intérêt à améliorer l’impact sur le climat de leurs portefeuilles d’investissement.

Les scientifiques ont présenté les dernières données de leurs modèles climatiques, ce qui a conduit à rehausser l’ambition de l’atténuation à maximum 1,5°C plutôt que 2°C. L’argument principal est la menace de disparition de nombreux Etats insulaires et villes de bord de mer.

Finalement, de nombreuses parties, dont des pays en développement (Vietnam, Thaïlande, RDC, Argentine) ont exprimé leur intérêt à mettre en place des marchés carbone.

 

La Chimie investie dans la COP21

Le Cefic a organisé une rencontre de haut niveau autour des attentes mondiales relatives au climat envers la chimie . Retrouvez ici un résumé retraçant les temps forts de cette rencontre.

Par ailleurs, l’ICCA  et le WBCSD ont diffusé une feuille de route des apports de la chimie dans la lutte contre le changement climatique, consultable ici.  

L'UIC propose également des solutions pour répondre aux problématiques du changement climatique. Découvrez les actions de l’UIC sur la COP 21.  

 

Des engagements ambitieux

L’accord finalement rédigé engage de façon contraignante les parties l’ayant signé sur des contributions et objectifs (appelés « NDC » pour « National Determined Contribution ») en matière de :

  • Atténuation du changement climatique (diminution des émissions de gaz à effet de serre) ;
  • Adaptation au changement climatique ;
  • Contribution à un Global Climate Found ;
  • Participation au transfert de technologie ;
  • Renforcement des capacités (développement de compétences) ;
  • Transparence (inventaires d’émissions et mesures mises en place notamment avant 2020).

 

L’accord prévoit l’adoption future de nombreux mécanismes lors des prochaines COP afin de le mettre en œuvre. Ces mécanismes permettront de :

  • Optimiser les efforts, notamment via des marchés carbone ;
  • Couvrir les pertes et dommages liés au changement climatique ;
  • Faire respecter l’accord de façon contraignante.

 

Des agences mondiales seront créées afin de proposer des mécanismes, de réaliser la surveillance et le reporting, d’assurer le secrétariat, et d’apporter un soutien scientifique et technologique.

L’Accord de Paris doit à présent être signé par les Parties. Une grande séance de signature est prévue le 22 avril 2016 à New York. Pour que l’Accord entre en vigueur, 55 parties représentant au moins 55% des émissions mondiales doivent s’engager.

Il est à noter qu’il est prévu de pouvoir sortir de l’Accord de Paris sur simple notification.

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