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Communiqué de presse

Dans un contexte européen difficile, l’industrie chimique en France maintient sa croissance

27/11/2014 - Economie et statistiques

Au troisième trimestre 2014, la production de l’industrie chimique en France a augmenté de 1,2 % par rapport au trimestre précédent. En cumul sur 2014, le secteur enregistre une croissance de plus de 3 %.

L’industrie chimique a profité d’une amélioration de ses débouchés, en particulier du secteur automobile. La croissance s’explique également par une reprise effectuée sur des niveaux d’activité très faibles du début de l’année 2013.

Cependant, l’industrie connait un  ralentissement de ses perspectives d’activité en France et en Europe depuis l’été dernier. La croissance de l’industrie chimique se modérerait. L’Union des Industries Chimiques (UIC) anticipe donc une progression de la production chimique en volume de 1,9 % en 2014 et une croissance quasi similaire en 2015.

Un solde commercial en hausse

Si les industriels de la chimie en France se félicitent de la baisse de l’euro, ils restent exposés à la situation internationale (concurrence accrue de l’Asie et des Etats-Unis du fait de l’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels, situation incertaine en Russie,…) et au ralentissement économique de l’Allemagne et de l’Italie, leurs deux premiers clients européens.
Avec 64 % de ses exportations à destination de l’Europe, l’industrie chimique souffre de la reprise plus tardive que prévu de la zone : ses ventes progressent de 1,5 % sur les neuf premiers mois de l’année 2014 par rapport à la même période de 2013. Les exportations ont été plus dynamiques vers les Etats-Unis (+ 8,6 %) mais compensées par une baisse vers le Japon (-2 1,4 %) et une stagnation vers l’Asie. Au final, les exportations n’ont progressé en valeur que de 1 %. En parallèle, dans un marché domestique atone, les importations de produits chimiques sont en net recul (de près de 4,5 % en valeur en cumul à fin septembre) entraînant ainsi une hausse de l’excédent commercial de l’industrie chimique à 6,3 milliards d’euros sur les 9 premiers mois de 2014.

Une croissance plus équilibrée entre les secteurs

La reprise de l’industrie automobile en Europe a permis une légère amélioration de la demande en produits chimiques. Les autres industries manufacturières dont certaines plus dynamiques car liées à des marchés porteurs (constructions aéronautique, électrique, composants électroniques, secteur de l’énergie, emballages pour marchés du luxe…) ont également soutenu la demande en produits chimiques. En revanche, les débouchés dans le secteur de la construction souffrent toujours en France.

La chimie organique est ainsi mieux orientée. S’appuyant sur des niveaux de production très bas début 2013, elle connaît un effet de base important entraînant un rebond significatif en 2014 qui se modèrerait en 2015. Le secteur de la chimie minérale plus proche des marchés liés à la construction et de l’agriculture, serait plus en peine en 2014 d’autant que la nouvelle campagne des engrais démarre difficilement (mauvaises conditions climatiques et attentisme des acheteurs face aux baisses de prix des récoltes). La production minérale n’augmenterait ainsi que légèrement en 2014 et s’améliorerait modérément en 2015 dans l’hypothèse d’une stabilisation de ses débouchés.

Plus proches des marchés clients, les spécialités chimiques sont confrontées à une conjoncture économique difficile en raison d’une demande intérieure (industrielle et ménages) qui tarde à repartir. Soutien important de certaines spécialités chimiques ou encore des savons-parfums, la demande des ménages est en effet atone et irrégulière pour la troisième année consécutive. Une légère amélioration des dépenses privées pourrait se produire en 2015 mais les décisions d’achat pour les produits de consommation courante et les arbitrages sont difficiles à prévoir.

Compte tenu de la faible progression de la demande intérieure, le premier moteur de la croissance de l’industrie chimique en France devrait être la reprise de l’activité en Europe ainsi que sur les marchés américains et asiatiques. Outre des conditions de taux de change favorables, la compétitivité-prix du secteur reste un élément déterminant pour profiter de cette croissance mondiale plus soutenue. La baisse récente des prix du pétrole, si elle se confirmait dans la durée, représenterait un signe encourageant et contribuerait positivement à réduire l’écart de compétitivité mais resterait insuffisante face à la concurrence mondiale.

« L’industrie chimique en France continue à faire preuve de dynamisme et de réactivité dans un contexte national et européen qui reste difficile. Première branche professionnelle à avoir signé un accord emploi dans le cadre du pacte de responsabilité, elle attend que les mesures annoncées concernant la baisse du coût du travail, l’allègement de la fiscalité et la simplification règlementaire soient à présent rapidement mises en place pour lui permettre de continuer à développer ses exportations, sources de création de valeur et d’emplois sur le territoire national » déclare Philippe Gœbel, Président de l’UIC

Évolution en volume, en % par an     2011 2012 2013 Prév.2014
Chimie de base 2,6 -4,5 -0,7 2,7
Chimie minérale 6,2 1,6 3,9 0,7
Chimie organique 1,6 -6,2 -2,3 3,3
Spécialités chimiques 5,1 1,1 0,8 1,4
Savons, parfums, produits d’entretien 13,2 -0,4 4,3 2
Industrie chimique en France (chimie fine pharmaceutique incluse) 7,3 -1,6 1,3 1,9

 Sources : prévisions UIC

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