L’UNIFA lance le bilan carbone de la filière des fertilisants

Depuis plusieurs années, l’Unifa (Union des industries de la fertilisation) préconise la formalisation d’engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. La mise en œuvre d’un bilan carbone collectif pour l’activité de production marque une étape majeure sur cette voie.

L’industrie des fertilisants est concernée au premier chef par la lutte contre le changement climatique. C’est particulièrement vrai pour la production d’engrais azotés, dont les processus ont pour effet d’émettre deux gaz à effet de serre (GES) : le dioxyde de carbone (CO2), en raison de l’utilisation du gaz naturel comme matière première et source d’énergie pour la synthèse de l’ammoniac (NH3) ; et le protoxyde d’azote (N2O), qui résulte de la fabrication industrielle d’acide nitrique. Même si la production française de NH3 et d’acide nitrique – 4,15 millions de tonnes équivalent CO2 en 2009 – représente à peine 1 % des émissions nationales de GES, l’Unifa (Union des industries de la fertilisation) multiplie les initiatives pour contribuer à limiter l’impact de la filière. Elle a ainsi, dès 2009, porté l’idée d’un bilan carbone collectif permettant à chaque adhérent d’évaluer ses propres émissions pour tous les engrais (simples et composés) ainsi que pour les amendements minéraux basiques, mais aussi d’identifier des pistes de progrès en se confrontant à ses pairs.  

Des plans d’action et des résultats suivis

Ce programme, opérationnel depuis 2010, concerne plus de quarante producteurs et vise un large périmètre, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à la valorisation des éléments nutritifs par la plante. Il a déjà donné lieu à des résultats préliminaires qui démontrent l’intérêt d’une action collective initiée par l’Unifa en vue de réduire les émissions du secteur : la promotion de la collecte et du recyclage des emballages vides d’engrais et d’amendements. Depuis 2007, le bilan carbone de cette activité a pu être réduit de près de 50 % grâce à l’optimisation de l’organisation logistique et des techniques de revalorisation employées. A plus grande échelle, les conclusions de l’enquête sur les émissions de la filière fertilisation seront publiées fin 2012. Elles feront ensuite l’objet de plans d’action individuels et collectifs, dont les résultats seront suivis de façon régulière et sur le long terme.   
 

En savoir + : www.unifa.fr