02/02/2012

L’industrie chimique en faveur des poids lourds de 44 tonnes à 5 essieux

À l’heure où le Parlement français statue sur le projet de loi de simplification du droit et d'allégement des démarches administratives dite Warsmann, l’Union des Industries Chimiques (UIC) souhaite affirmer son attachement à l’article 72 bis du texte relatif aux poids lourds de 44 tonnes à 5 essieux. L’UIC ne souhaite pas que le débat sur le 6e essieu soit réouvert et demande une généralisation des poids lourds de 44 tonnes à 5 essieux à tous les secteurs. Depuis janvier 2011, seuls les secteurs agricoles et agro-alimentaires ont la possibilité d’utiliser ces poids lourds sur tout le territoire national
 
Une mesure d’efficacité économique
  
Représentant en moyenne 10 % du chiffre d’affaires du secteur, le transport et la logistique constituent un enjeu fort pour l’industrie chimique. Le maintien d’une activité industrielle, source de nombreux emplois dans des régions variées de notre territoire, mais malheureusement menacée, est conditionné à une utilisation optimale et à moindres coûts des moyens de transport des marchandises.
Au regard de la crise économique, de l’application de la loi Grenelle 2 qui tend à diminuer le nombre de camions sur les routes, des difficultés importantes rencontrées dans le fret ferroviaire, il est primordial de permettre à tous les secteurs industriels, et à la chimie en particulier, de pouvoir augmenter la capacité des poids lourds.
 
Un impact positif sur l’environnement
  
La réduction des émissions de CO2 fixée à 20 % en 2020, celle des nuisances sonores et la nécessité de décongestionner certains axes routiers posent la question de l’adaptation des moyens de transport à des demandes fortes de l’opinion publique.
  
L’augmentation de la capacité des poids lourds permettra de réduire le nombre de véhicules/km et les consommations de carburant. Pour les transports de produits en vrac ou de produits volumineux pour lesquels le chargement complet du véhicule est la règle, l’augmentation de la capacité d’emport conduit mathématiquement à une réduction du nombre de véhicules en circulation.
  
Si cette mesure doit passer par une adaptation des poids lourds à cette augmentation de capacité, l’UIC estime que l’instauration d’un 6e essieu, qui a motivé le rejet du texte par le Sénat, n’est pas la solution adéquate. Pour éviter un impact sur les chaussées et limiter les surcoûts pour les chargeurs, il convient de recourir aux solutions alternatives telles que le recours à des suspensions pneumatiques ou l’amélioration des dispositifs de contrôle de répartition des charges.
  
Une harmonisation européenne
 
Le passage aux poids lourds de 44 tonnes, voire plus, à 5 essieux a déjà été adopté par d’autres pays tels que la Belgique, le Royaume-Uni, l’Italie, ou encore les Pays- Bas. Par ailleurs, le Conseil européen de l’industrie chimique (CEFIC) est favorable une harmonisation européenne des capacités des véhicules routiers. Il convient donc de ne pas créer de distorsion de concurrence entre les États membres de l’Union européenne.
  
"La compétitivité de l’industrie chimique est un enjeu majeur pour l’économie française soumise à une forte concurrence mondiale » rappelle Jean Pelin, Directeur général de l’UIC. « Des solutions de transport adaptées et performantes participent à cette compétitivité. Le passage des poids lourds à 44 tonnes avec 5 essieux est perçu par les industriels de la chimie comme une évolution indispensable compte tenu du contexte économique et environnemental » poursuit-il.

Thème(s) : Transports et logistique

 

Pièce(s) jointe(s) :

Communiqué de presse

Taille : 485 ko

 

 

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