L’industrie chimique se mobilise pour le développement du transport durable L’Union des Industries Chimiques (UIC) s’engage pour l’utilisation et le développement de modes de transport donnant à la fois des garanties de sécurité, de diminution de l'empreinte environnementale et de gains économiques pour les entreprises, en particulier les PME. Cet engagement ne pourra être honoré que si des modifications importantes sont opérées dans le cadre de la politique des transports. Une politique de transport de marchandises adaptée L’industrie chimique en France, avec ses spécificités, est grande consommatrice de transports de marchandises. Trois raisons à cela : la chimie étant sa propre cliente (près de 20 % d’autoconsommation), elle génère des flux intra-entreprises, ses sites industriels sont disséminés sur le territoire français et elle est fortement exportatrice. Le transport de marchandises doit avoir une place prépondérante sur le territoire français, au même titre que le transport de voyageurs. Il doit être au service de la politique industrielle et doit être un moteur du développement économique, que ce soit pour les nouvelles filières industrielles (chimie du végétal, etc…) ou pour l’essor de clusters industriels s’appuyant sur des infrastructures de transport adaptées. Avec des coûts logistiques qui représentent près de 10 % de son chiffre d’affaires, l’industrie chimique a besoin d’une offre de services portuaires, ferroviaires et routiers, fiables et performants. Toute mesure s’inscrivant dans cette démarche aura un impact positif sur la compétitivité du secteur. Si le transport routier reste encore le mode de transport le plus utilisé par les industriels de la chimie au détriment du rail, la mise en oeuvre d’une nouvelle fiscalité environnementale relative à ce mode de transport à l’horizon 2013/2014 peut contribuer à renverser la tendance. Les demandes de l’UIC pour les trois modes de transport : La route : la généralisation des poids lourds de 44t à 5 essieux au 1er janvier 2013, afin de lutter contre la saturation du réseau routier et diminuer l’impact environnemental. Le ferroviaire : la coopération entre tous les opérateurs ferroviaires pour favoriser le choix de ce mode de transport, l’émergence d’opérateurs ferroviaires de proximité (OFP) et un renforcement de l’indépendance du gestionnaire du réseau RFF. Le fluvial et le maritime : la participation active aux grands projets de Seine-Escaut et du canal Saône-Moselle Saône-Rhin. De véritables « Assises nationales du transport de marchandises » L’UIC demande donc la tenue dans les mois qui viennent, de véritables « Assises nationales du transport de marchandises » sous l’égide du Ministre délégué chargé des Transports, afin que tous les acteurs de la chaîne logistique puissent faire un état des lieux et être une force de propositions concrètes pour l’amélioration du fret de marchandises en France. Thème(s) : Transports et logistique |