Au début des années 2000, le Régent® TS, un produit BASF de traitement de semences à base de Fipronil, est accusé d’être responsable de la mortalité des abeilles en France. Sa commercialisation est suspendue par le ministère de l’Agriculture en 2004 par application du principe de précaution. Pour le management et les collaborateurs de BASF en France, cette décision, accompagnée d’un véritable lynchage médiatique, est un vrai choc. Mais, fort de son engagement dans le Développement durable, BASF décide de réagir sur le plan scientifique en recherchant les véritables causes du dépérissement des abeilles et en créant un dialogue avec les apiculteurs.
Dès 2004, les premiers colloques techniques apicoles sont lancés afin de réunir scientifiques, agriculteurs et apiculteurs peu convaincus par l’hypothèse Fipronil (les abeilles meurent aussi dans des régions où le produit n’est pas utilisé). Ce dialogue conduit à mettre l’accent, parmi toutes les causes possibles du dépérissement des abeilles, sur l’alimentation et notamment le rôle du pollen. Celui-ci joue un rôle primordial dans l’alimentation parce qu’il est la seule source de protéines des abeilles. C’est ce qui leur permet de se développer, de nourrir les larves et les jeunes abeilles.
Afin d’évaluer l’importance de la qualité et de la diversité de l’alimentation pour la vitalité des abeilles, BASF décide en 2005 d’expérimenter, dans le Loiret, en partenariat avec le Rucher École d’Orville, ce qui deviendra la première jachère apicole. 27 hectares de plantes sélectionnées pour la très haute valeur nutritive de leur pollen (sainfoin, mélilot blanc, phacélie, trèfle hybride) sont plantés. Les premières mesures réalisées à Orville révèlent une augmentation de 7 % de la production de miel - contre une baisse de 35 % sur une zone témoin sans jachère.
Fort de ce constat, BASF décide alors de rejoindre et de soutenir l’initiative lancée par Philippe Lecomte, un apiculteur fondateur du « Réseau Biodiversité pour les Abeilles » qui rassemble des apiculteurs, des agriculteurs, des organisations agricoles, des collectivités locales, des mairies... Le réseau biodiversité compte aujourd’hui 275 partenaires à travers 42 départements.
(Pour en savoir plus : www.jacheres-apicoles.fr).