Lacq Cluster Chimie 2030 se propose de répondre au défi de l’épuisement d’un gisement historique par la dynamisation des activités industrielles associées. Ce projet piloté par SOBEGI mobilise 150 millions d’euros.
Découvert en 1951, le gisement de gaz de Lacq a contribué à l’alimentation des besoins des ménages français pendant de nombreuses années. Cependant, dès 1975, l’épuisement attendu des ressources a donné lieu à un programme d’anticipation visant à préserver l’économie et les compétences locales. En 2010, Total confirme la date inéluctable de fin d’exploitation du gisement à 2013. SOBEGI (Société béarnaise de gestion industrielle, filiale de Total et Cofely - groupe GDF SUEZ) gestionnaire de la plate-forme chimique de Mourenx, se voit alors confier le pilotage de la plate-forme industrielle de Lacq. Cette dernière aborde aujourd’hui un tournant décisif de son histoire à la faveur d’un projet mené collectivement par SOBEGI, Total Exploration & Production (EP) France et Arkema. Lacq Cluster Chimie 2030 (LCC30) repose sur le passage d’une stratégie de production de gaz « commercial » à une stratégie de fourniture de gaz en tant que « matière première ». Il s’appuie sur une culture de sécurité capitalisée depuis plus de cinquante ans sur le Bassin de Lacq et doit contribuer à sauvegarder et générer des emplois dans la filière thiochimie (ou chimie du soufre) dont Arkema est le principal acteur. Une stratégie énergétique attractive
Les activités industrielles de la plate-forme de Lacq nécessitent le maintien d’un approvisionnement gazier. Dans le schéma imaginé pour poursuivre l’alimentation en gaz d’Arkema et de SOBEGI, chacun des trois partenaires assure un rôle opérationnel et porte l’investissement correspondant. Total EP France maintiendra quelques puits en activité pour extraire, à débit réduit, les ressources résiduelles du gisement – déjà épuisé à 97 % – et les transférer à SOBEGI. Pour cette dernière, il s’agira de construire une unité de traitement capable de fournir, d’une part, du combustible pour ses propres chaudières et d’autre part, de l’hydrogène sulfuré (H2S) à Arkema. L’industriel devra pour sa part modifier ses installations en vue de recevoir cet H2S pur. Opérationnelles mi 2013, les nouvelles installations permettront de livrer du gaz à un prix compétitif, ce qui mettra SOBEGI en bonne position pour aider ses clients à se développer et pour attirer de nouvelles activités. Par ailleurs, elle ouvrira à Arkema des perspectives prometteuses dans le cadre d’un ensemble industriel et de recherche européen d’excellence. Il s’agit bien là d’un véritable projet global de consolidation et de développement industriel durable. En savoir + : www.sobegi.com |